Cartographie de la surcharge mentale : définitions et spécificités chez les libérales expérimentées
Il importe de distinguer la surcharge mentale de la simple « charge de travail ». Le concept, forgé dans les années 80 par la psychologue française Danièle Linhart, désigne l’excès d’informations, de sollicitations et de responsabilités, souvent invisibles, assumés par une même personne. Chez les entrepreneures libérales installées de longue date, cette surcharge ne procède pas que de la multiplication des tâches : elle s’alimente aussi de l’hyper-responsabilité, de la gestion émotionnelle constante et d’un rapport fusionnel à leur activité, renforcés par l’absence de structure intermédiaire.
Selon l’Observatoire Amarok (2022), 25 à 30 % des entrepreneures libérales manifestent des signes d’épuisement cognitif ou affectif après cinq années d’exercice, proportion sensiblement plus élevée que chez leurs homologues masculins, notamment du fait d’une sollicitation psychosociale accrue (source : Amarok, 2022).