Perspectives : mieux reconnaître et intégrer la charge mentale dans les parcours entrepreneuriaux
Aujourd’hui, la reconnaissance de la charge mentale – et de la multiplicité des responsabilités pesant sur les femmes entrepreneures – apparaît comme une condition sine qua non pour avancer vers une égalité réelle des chances entrepreneuriales.
Ce n’est qu’en objectivant ces réalités, en les documentant, puis en les traduisant dans les dispositifs concrets (accompagnement, politique sociale, investissement), que l’on peut permettre aux entrepreneures de développer leur potentiel et celui de leur entreprise, sans sacrifier santé, ambitions ou équilibre personnel.
Parce que l’entrepreneuriat féminin ne doit pas être un sport d’endurance soumis à la seule force morale ou à l’héroïsme, mais un choix rationnel, outillé, soutenu par une organisation collective, nous invitons à contribuer à ce chantier par le partage d’expériences, la mutualisation des solutions, et la mobilisation active des décideurs publics et privés.
L’analyse de la charge mentale n’est donc jamais un encouragement à la résignation, mais un appel à refonder, sur des bases solides, le pacte de confiance qui sous-tend tout projet entrepreneurial, pour et avec les femmes.